Quatrième journée régionale ‘Laïcité est fraternité » à Lyon, avec Abdenour Bidar

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URFOLL’Union Régionale Auvergne-Rhône-Alpes (URFOL) organise samedi 28 janvier, à Lyon, la quatrième journée régionale de la laïcité.

« Laïcité est fraternité »

avec Abdebour Bidar

et des interventions de  Jacqueline Costa-Lascoux, Philippe Coutureau, Jacques Gelly, Camille Simonet, Mustapha Sbay, Jean-Louis Touraine…

A l’Hotel de Région – Lyon , de 10h à 16h

Avec la participation des Fédérations départementales et des Cercles Condorcet de la Région.


la FAL63 et le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand organisent un transport collectif (voir : www.fal63.org


Pour s’inscrire, cliquer ici

Voir le programme complet de la journée


 

Laïcité : des outils à usage des éducateurs

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Le site « La Laïcité à l’usage des éducateurs », animé par la Ligue, les Francas et les Ceméas, reparaît avec une présentation entièrement renouvelée : http://www.laicite-educateurs.org/

Par ailleurs, la Bibliothèque Nationale de France propose une exposition en ligne dont le dossier a été rédigé par Pierre Tournemire : http://classes.bnf.fr/laicite/dossier/01.htm

Régionales : faire barrage au FN

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Le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand relaie ce message de la Ligue de l’Enseignement :

A l’issue du premier tour des élections régionales, le Front National arrive en tête du scrutin dans six régions. Avec un taux d’abstention très élevé, le parti d’extrême-droite se félicite d’être aujourd’hui le premier parti de France. C’est une véritable gifle pour les partis républicains et, au-delà, une alerte pour tous les acteurs de la démocratie républicaine.

Pour la Ligue de l’enseignement, il n’est pas envisageable  qu’une seule région soit présidée par un élu venant  d’un tel parti. Une victoire du FN, renvoyant  aux années les plus sombres de l’histoire de notre pays, auraient des conséquences dramatiques pour la France et ses habitants : repli de la scène internationale et européenne, division de la population, stigmatisation des plus fragiles, archaïsme économique et sociétal. C’est aussi l’étranglement programmé des associations et le reniement total des valeurs de la République : une laïcité instrumentalisée, une fraternité inexistante, des libertés menacées, une égalité des droits mise à mal.

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Jean Zay, l’inoubliable

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Ancien ministre de la III République, résistant durant la Deuxième Guerre mondiale, Jean Zay a été assassiné en juin 1944 par la Milice. Le transfert de ses cendres au Panthéaon aura lieu le 27 mai, en même temps que celles de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Pierre Brossolette

De Alain Bandiéra
Jean-Zay(1904-1944)Les 3 étapes de l’hommage rendu à Jean Zay, le 24 janvier, ont figuré, pour les hommes d’aujourd’hui, et la postérité, l’itinéraire passionné et douloureux de cette grande figure de la liberté : de la carrière de Cusset où on tenta de l’anéantir, jusqu’à la mairie de Clermont où eut lieu son procès inique, en passant par la maison d’arrêt de Riom où il fut incarcéré, 3 stations qui dessinent un chemin de croix…. farouchement laïque.
La presse locale a donné le détail des cérémonies d’hommage : nous retiendrons qu’il était, parmi tous ses engagements, un ardent défenseur de l’école publique que les forces obscures n’ont jamais cessé de vouloir détruire , et à laquelle nous sommes plus que jamais attachés.
Le parcours de Jean Zay dépasse très largement la dimension d’un destin individuel : il est chargé de toute l’histoire des idées qu’il n’a cessé de combattre. Les complices du fascisme, les partisans de la collaboration, les adversaires du Front Populaire, ceux qui refusaient « l’école sans dieu » choisissent Jean Zay comme bouc émissaire de leur haine et lui infligent persécutions, tortures, simulacres de procès, jusqu’à l’infâme exécution. Une telle obstination dans la violence, un tel programme de destruction d’un homme, montrent le visage d’une droite réactionnaire qui n’a pas baissé la garde.
De tous les hommages qui l’ont célébré, le plus émouvant, celui qui nous rend le héros éternellement proche et humain, c’est la lecture que fait Marcel Col de la dernière lettre écrite à Madeleine, l’épouse de Jean Zay : il n’y est question que de bonheur, de joie, d’espoir et de courage. Ces convictions-là le dessinent tout entier. A l’heure où la barbarie reprend les armes, le destin de Jean Zay, ses engagements et ses combats résonnent comme des leçons autant que des avertissements. Son nom commence par la lettre Z , rendue célèbre à l’occasion d’un autre assassinat : c’est la première lettre d’un mot grec qui signifie « Il est vivant ».