Nouvelle publication du Cercle « Méritocratie, élitocratie, héritocratie, où est la démocratie ? »

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Le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand a consacré ses réunions et ses travaux de la saison 2021-22 à une réflexion sur le mode de reproduction de nos élites dirigeantes, et la perversion de la démocratie qui en résulte. Le « mérite » qui justifie les positions sociales, n’est souvent que le résultat d’un parcours accessible principalement aux descendants des élites qui, en quelque sorte, héritent ainsi des positions.

Les contributions individuelles, présentées et questionnées en séance, sont réunies dans le cahier du Cercle n°21

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Nouvelle publication du Cercle : « Des violences dans la société »

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Le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand a consacré ses réunions et ses travaux de la saison 2019-2020 à une réflexion sur la violence dans notre société. Les contributions individuelles, présentées et questionnées en séance, et souvent en réunion à distance en raison du Covid, ont été réunies dans le cahier du Cercle n°20

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A propos de la violence dans notre société

Introduction
Pierre Miele, février 2021

« Notez bien qu’il ne se passe plus une semaine sans que l’actualité, d’une manière ou d’une autre, nous ramène au même sujet : la violence (). Encore… Encore… Et cela, de façon obsessionnelle. Or, paradoxalement, son niveau tend à diminuer depuis le XIXe siècle, mais son ressenti, comme on dit, augmente dans les mêmes proportions. Et c’est le ressenti qui compte… »
Jean-Claude Guillebaud – Chronique publiée le 24 juin 2018

Chaque jour, les media relatent des faits de violence pouvant aller de l’agression verbale au crime, de l’acte isolé dans la sphère privée à l’affrontement inter- groupes dans des lieux publics, la rue, l’école, le quartier, le stade,… de l’acte passionnel à l’acte terroriste en passant par l’acte crapuleux ou encore l’acte répressif (policier).

La lutte contre « la violence » justifie de nombreux dispositifs préventifs (surveillance, numéros d’appel d’urgence, campagnes), et de nombreux dispositifs répressifs (police, justice, lois sécuritaires qui s’ajoutent les unes aux autres). Elle est devenue un sujet de campagne électorale.

Mais aux formes de violence ainsi étalées suscitant l’émotion, la réprobation ou la peur s’ajoutent des formes de violence plus subtiles, moins spectaculaires, dont celles que subissent un très grand nombre d’individus, objets d’études en sciences humaines, qu’on regroupe généralement sous l’expression de « violence sociale ». Les medias n’en parlent que lorsqu’un cas extrême de conséquence spectaculaire se produit qu’il n’est pas possible de cacher : un suicide, une révolte, une grève de la faim.

Entre violences largement médiatisées mais sommes toutes rarement subies, et violences largement subies mais rarement médiatisées, il est facile de comprendre que soit partagé le sentiment d’un climat de violence ! Mais il est difficile d’apprécier globalement la réalité multiforme de cette même violence, son intensité et ses évolutions dans le temps. Au mieux, cela paraît possible pour quelques formes précises pour lesquelles les faits sont objectivement recensés.

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Nouvelle publication du Cercle : « L’Europe entre désir et réalité »

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Le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand a consacré ses réunions et ses travaux de la saison 2018-2019 à une réflexion sur l’état de Union Européenne. Les contributions individuelles, présentées et questionnées en séance, ont été réunies dans le 19ème cahier du Cercle.

A lire ou télécharger sur le site du Cercle de Clermont-Fd

Introduction

Pierre Miele

«  La réalité c’est qu’il y a aujourd’hui en moyenne dans les différents pays de l’Union européenne (UE), entre 15 % et 25 % d’anti-européens ; à l’autre extrême, peut-être 15 % à 20 % de « proeuropéens » traditionnels et raisonnables, de centre gauche ou de centre droit ; sans doute guère plus de 1 % de vrais européistes fédéralistes ; et, entre les deux, une majorité d’environ 60 % d’eurosceptiques (au sens vrai : dubitatifs), d’Européens déçus ou devenus allergiques.
Année après année, chaque élection, nationale ou européenne, référendum, référendum consultatif, sans parler des études et sondages, confirme ce décrochage des peuples. [..]. L’UE est donc un organisme affaibli, miné de l’intérieur. [..]
Le décrochage des peuples a été longtemps nié par des dirigeants qui ont de plus en plus peur des peuples entraînés par de mauvais bergers « populistes ».

Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères
Tribune dans Le Monde du 16 juin 2016
«Il faut un compromis historique entre les élites et les peuples pour relancer le projet européen»

Le diagnostic de cet éminent spécialiste qu’est Hubert Védrine résume le point de départ de nos interrogations et la volonté des membres du Cercle Condorcet de rechercher des explications à cette situation, dans un objectif de lucidité.

On se souvient de la campagne proeuropéenne orchestrée par les medias qui avait précédé le référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne qui fut cependant rejeté.

La même connivence a ensuite accompagné le contournement de ce rejet par le Traité de Lisbonne ; on la retrouve dans la présentation caricaturale qui est faite de toute tentative de critique intellectuelle ou plus politique du fonctionnement de l’UE, et de toute proposition visant à l’améliorer de manière significative. L’emploi abusif généralisé du mot « populisme » en est un signe.

L’analyse et les propositions d’Hubert Védrine dans l’article cité ci-dessus puis d’autres ultérieurement, échappent très heureusement à cette complaisance, ce qui nous autorise, s’il en était besoin, à y échapper également.

Dans une première partie, seront d’abord précisés le fonctionnement de l’Union Européenne aujourd’hui, dans ses aspects institutionnels, l’enchainement des traités qui à partir de 1945 ont constitué autant d’étapes de cette construction et de l’intégration progressive des 28 Etats, et une histoire plus que millénaire d’événements qui s’apparentent à une émergence de l’idée d’Europe unie.

La seconde partie sera consacrée à l’étude critique, et aux écarts entre les intentions déclarées et la réalité constatée. L’Union Européenne issue du traité de Lisbonne n’est qu’une forme de cette union : en quoi répond-elle ou pas aux aspirations des peuples et qu’est-ce qui suscite et peut légitimer leur décrochage constaté. La « raison économique » est au centre de cette analyse critique ; et le fonctionnement « démocratique » lui apparaît soumis. L’humanisme des Lumières trouve-t-il son compte ?

C’est dans cette partie que nous traitons du « populisme » vocable qui semble servir à désigner toute forme d’opposition, en distiguant le concept des usages qui en sont faits.

La troisième partie fait le point sur quelques dossiers précis auxquels nous sommes attachés : la laïcité, la place des femmes, la culture, illustrant le faible engagement européen sur les questions sociétales.

La question migratoire et la question de l’environnement sont deux sujets majeurs, au cœur du projet européen et de son avenir, et cruciaux au regard de l’humanisme. Evoqués en permanence dans nos discussions, ces immenses chantiers jugés encore trop peu à notre portée n’ont pas pu, à notre grand regret, être traités dans le cadre de ce travail.

Enfin, en annexe est inséré le compte-rendu d ‘une conférence invitée dont le propos a été une source d’un stimulant débat. Ce résumé, validé par le conférencier, François Robinet, peut être complété par une lecture de son ouvrage « Les Traités contre la démocratie ».

Cahier « Egalité des citoyens devant la justice »

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Le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand publie sous la forme d’un nouveau cahier, le 18ème, ses travaux de l’année 2017-2018 consacrés à l’égalité des citoyens devant la justice.

 

Bien souvent, l’opinion publique s’étonne et s’interroge à propos des décisions de justice et notamment de la disparité des peines prononcées à l’encontre des coupables. De récentes affaires accréditent l’idée d’une justice qui serait plus clémente avec les riches ou les puissants. Qu’en est-il dans la réalité ?

Il s’agit d’identifier les facteurs de risque réel d’inégalité mais aussi les dispositions prises par l’appareil judiciaire pour limiter ces mêmes risques, protections qui ne sont pas toujours connues ou rappelées.

Il s’agit aussi de préciser la part du droit et celle du jugement des affaires par l’appareil de justice : le juge apprécie des faits au regard de la légalité, pas au regard de la morale. Mais il apprécie, il interprète…

Il peut aussi exister des injustices ressenties qui ne sont pas corrigées par les lois. Le droit est celui d’une société qui peut être estimée injuste, jusque dans ses lois.

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Les fausses nouvelles : parution du livre

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Aboutissement des Rencontres régionales de la laïcité organisées en mars 2018 par le Cercle Condorcet et la Ligue de l’Enseignement, en partenariat avec le Centre d’histoire Espaces et Cultures (CHEC), sur le thème des fausses nouvelles, les actes des rencontres sont publiés aux Presses Universitaires Blaise Pascal.

L’ouvrage, dirigé par Philippe Bourdin et Stéphane Le Bras, professeurs au CHEC, réunit les contributions des intervenants de la table ronde du vendredi 23 mars consacrée aux « fake news » comme arme politique aux Etats-Unis, en Russie et en France dans l’actualité récente, celles de la journée d’étude du 24 mars où sont présentés des exemples historiques depuis l’époque médiévale en France, celle d’Eric Favey, président de la Ligue sur l’importance et l’urgence de la formation des jeunes à l’exercice de l’esprit critique, notamment dans l’usage des medias.

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