Dossier violence (2) – Ordre et justice, force et violence

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ou http://e-markizy.pl/?ployka=imprezy-dla-singli-pozna%C5%84-2015&bc8=4e « Blaise au Far-West »

André Malvezin, décembre 2020

Si l’on veut observer l’évolution de la violence dans la construction des sociétés humaines, les exemples ne manquent pas. Il en est un bien connu et relativement récent : la création des Etats-Unis d’Amérique, des premiers conflits entre les tribus amérindiennes et les nouveaux arrivants en provenance d’Europe (1), jusqu’à la relégation, à la fin du 19ème siècle, des dernières tribus rebelles dans des réserves, après ce qu’on peut appeler un génocide. Passons sur la guerre d’Indépendance, l’esclavage des noirs, la guerre civile dite « de Sécession », une succession de violences majeures.

Ce qu’on appelle la « Conquête de l’Ouest » commence avec la ruée vers l’or en Californie en 1849 et continue en 1862 avec la colonisation des Grandes Plaines et la création de villes en un temps record, qui voient prospérer la criminalité et les structures pour la contenir. C’est surtout cette époque que décrivent la plupart des « westerns », genre cinématographique caractérisé par sa violence. L’intérêt de ces films ne se résume pas aux immenses troupeaux de bovins et de leurs garçons vachers (cow boys) aux chevauchées épiques. Il réside dans le témoignage de la création d’un pays, des différents Etats qui le composent et des villes naissantes. Ce sont de véritables documentaires (je précise que je parle là des westerns américains « classiques », de John Ford et compagnie, et non des westerns « spaghetti » qui n’en sont que la caricature et la dégénérescence). Le western américain, en général, est moins simpliste qu’on pourrait le croire et présente des situations souvent cornéliennes (conflits de devoirs et d’intérêts) et des personnages complexes (les héros ont fréquemment des failles intimes, des drames cachés). Ces subtilités apparaissent dans l’action et sont rarement verbalisées, contrairement au cinéma européen, français surtout (2), c’est pourquoi nous avons parfois du mal à les voir.

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Dossier Violence 1 – Les violences conjugales faites aux femmes

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par Claire Chaussade, mars 2020

La violence est-elle en augmentation ou en régression dans notre société. C’est le sujet d’étude choisi par le Cercle Condorcet pour 2019-2020. Sans prétendre à l’exhaustivité, le sujet est étudié à travers quelques formes de violence qui font régulièrement la une des medias dans notre actualité pour tenter d’élucider, abstraction faite du caractère dramatique des événements relatés, la part respective du réel et du ressenti dans l’évolution du phénomène.

« rencontre homme landerneau  La violence faite aux femmes dans le couple » est une des formes de la violence étudiées dans le cadre de l’étude en cours. Texte publié dans Auvergne laïque n°486, octobre 2020

« Les droits de l’homme résultent uniquement de ce qu’ils sont des êtres sensibles susceptibles d’acquérir des idées morales et de raisonner sur ces idées. Ainsi les femmes ayant ces mêmes qualités ont nécessairement des droits égaux. Ou aucun individu de l’espèce humaine n’a de véritables droits, ou tous ont les mêmes »

C’est la réponse de Nicolas de Condorcet à Olympe de Gouges sur sa requête pour opposer les droits des femmes à ceux des hommes.

Les contes racontés aux enfants donnent une vision idyllique de la relation amoureuse : « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Dans la vraie vie, le prince charmant peut se transformer rapidement et faire subir à sa compagne humiliations, reproches, injures, coups et aller même jusqu’au meurtre.

C’est de cette violence là que vont traiter ces quelques lignes.
            En 2018 : 121 femmes tuées au sein du couple en France : 1 femme tuée tous les 3 jours.
           En 2019 : 138 femmes tuées jusqu’en décembre 2019                

Parler des violences faites aux femmes dans leur couple, c’est parler de la violence qu’un humain fait subir à un autre humain ; enfin, pas tout à fait, parce que le regard porté sur la victime est particulier. En effet, dans toutes les sociétés humaines, une hiérarchie a toujours existé : celle des sexes, entraînant selon les époques et les lieux des disparités culturelles, juridiques et politiques reflétant cette différence.

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Nouvelle publication du Cercle : « L’Europe entre désir et réalité »

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Le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand a consacré ses réunions et ses travaux de la saison 2018-2019 à une réflexion sur l’état de Union Européenne. Les contributions individuelles, présentées et questionnées en séance, ont été réunies dans le 19ème cahier du Cercle.

A lire ou télécharger sur le site du Cercle de Clermont-Fd

Introduction

Pierre Miele

«  La réalité c’est qu’il y a aujourd’hui en moyenne dans les différents pays de l’Union européenne (UE), entre 15 % et 25 % d’anti-européens ; à l’autre extrême, peut-être 15 % à 20 % de « proeuropéens » traditionnels et raisonnables, de centre gauche ou de centre droit ; sans doute guère plus de 1 % de vrais européistes fédéralistes ; et, entre les deux, une majorité d’environ 60 % d’eurosceptiques (au sens vrai : dubitatifs), d’Européens déçus ou devenus allergiques.
Année après année, chaque élection, nationale ou européenne, référendum, référendum consultatif, sans parler des études et sondages, confirme ce décrochage des peuples. [..]. L’UE est donc un organisme affaibli, miné de l’intérieur. [..]
Le décrochage des peuples a été longtemps nié par des dirigeants qui ont de plus en plus peur des peuples entraînés par de mauvais bergers « populistes ».

Prievidza Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères
Tribune dans Le Monde du 16 juin 2016
«Il faut un compromis historique entre les élites et les peuples pour relancer le projet européen»

Le diagnostic de cet éminent spécialiste qu’est Hubert Védrine résume le point de départ de nos interrogations et la volonté des membres du Cercle Condorcet de rechercher des explications à cette situation, dans un objectif de lucidité.

On se souvient de la campagne proeuropéenne orchestrée par les medias qui avait précédé le référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne qui fut cependant rejeté.

La même connivence a ensuite accompagné le contournement de ce rejet par le Traité de Lisbonne ; on la retrouve dans la présentation caricaturale qui est faite de toute tentative de critique intellectuelle ou plus politique du fonctionnement de l’UE, et de toute proposition visant à l’améliorer de manière significative. L’emploi abusif généralisé du mot « populisme » en est un signe.

L’analyse et les propositions d’Hubert Védrine dans l’article cité ci-dessus puis d’autres ultérieurement, échappent très heureusement à cette complaisance, ce qui nous autorise, s’il en était besoin, à y échapper également.

Dans une première partie, seront d’abord précisés le fonctionnement de l’Union Européenne aujourd’hui, dans ses aspects institutionnels, l’enchainement des traités qui à partir de 1945 ont constitué autant d’étapes de cette construction et de l’intégration progressive des 28 Etats, et une histoire plus que millénaire d’événements qui s’apparentent à une émergence de l’idée d’Europe unie.

La seconde partie sera consacrée à l’étude critique, et aux écarts entre les intentions déclarées et la réalité constatée. L’Union Européenne issue du traité de Lisbonne n’est qu’une forme de cette union : en quoi répond-elle ou pas aux aspirations des peuples et qu’est-ce qui suscite et peut légitimer leur décrochage constaté. La « raison économique » est au centre de cette analyse critique ; et le fonctionnement « démocratique » lui apparaît soumis. L’humanisme des Lumières trouve-t-il son compte ?

C’est dans cette partie que nous traitons du « populisme » vocable qui semble servir à désigner toute forme d’opposition, en distiguant le concept des usages qui en sont faits.

La troisième partie fait le point sur quelques dossiers précis auxquels nous sommes attachés : la laïcité, la place des femmes, la culture, illustrant le faible engagement européen sur les questions sociétales.

La question migratoire et la question de l’environnement sont deux sujets majeurs, au cœur du projet européen et de son avenir, et cruciaux au regard de l’humanisme. Evoqués en permanence dans nos discussions, ces immenses chantiers jugés encore trop peu à notre portée n’ont pas pu, à notre grand regret, être traités dans le cadre de ce travail.

Enfin, en annexe est inséré le compte-rendu d ‘une conférence invitée dont le propos a été une source d’un stimulant débat. Ce résumé, validé par le conférencier, François Robinet, peut être complété par une lecture de son ouvrage « Les Traités contre la démocratie ».

Réunion du Cercle dans le Cézallier

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Cette année encore, ce sont nos amis d’Egliseneuve d’Entraigue qui ont préparé l’accueil de la réunion de fin d’année (scolaire) de notre Cercle, qui se tient traditionnellement en dehors de Clermont-Ferrand. Matinée bien remplie dans la Salle du Club de l’Amitié avec un ultime débat sur « l’Europe, entre désir et réalité » thème de travail de l’année. Les travaux qui seront publiés sur le présent site seront réunis à la rentrée et constitueront le cahier n°19.

Après le travail, le groupe s’est rendu à Brion pour un déjeuner gargantuesque dans la tradition des jours de foire, avec spécialités locales très appréciées.

La pluie a empêché la visite prévue de la « butte » de Brion. Mais de passage à La Godivelle, les amis qui n’avaient pas encore rebroussé chemin ont pu assister à un surprenant mais très beau concert classique avec chanteuse d’opéra et accordéoniste tous deux de grand talent.

Ce fut donc une journée à la fois fructueuse et bien agréable. Merci à nos amis organisateurs.